Réchauffement climatique, diminution de la biodiversité, pollution de l’air, de l’eau, des sols, raréfaction des ressources naturelles, accroissement de la fréquence, de l’ampleur et de l’étendue géographique des catastrophes naturelles… Face à ces évènements qui occupent une place toujours plus conséquente dans l’actualité, la nécessité de la transition écologique est de plus en plus invoquée. Mais que recouvre exactement cette notion ? Cet article vous permet d’en savoir plus sur la transition écologique.

 

Qu’est-ce que la transition écologique ?

Les dérèglements du climat sont issus de l’activité humaine et ont d’innombrables répercussions sur les écosystèmes, la météo, la santé publique ou encore la croissance économique. La transition écologique correspond à l’idée qu’il est nécessaire de remplacer l’actuel modèle économique et social obsolète par un autre plus respectueux de l’environnement. Ce changement de paradigme qui suppose également une volonté politique en amont, passe par la transformation de nos modes de production, de consommation, de nos façons de travailler et de vivre ensemble. Il conduit à la prise d’engagements.

En France par exemple, neuf objectifs en matière de transition écologique sont inscrits dans la loi depuis le 17 août 2015. Ils sont issus des accords de Paris, accords universels qui ont émergé de la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques (COP21).

Les grands défis de la transition écologique

Ces neuf objectifs peuvent être répartis en six enjeux : la lutte contre le réchauffement climatique, la gestion des déchets, la réduction de la pollution et la consommation de ressources, l’amélioration de la santé, la transition énergétique et la croissance verte.

Désormais bien connu, le réchauffement climatique global résulte du surplus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ce déséquilibre atmosphérique provoque, entre autres, des phénomènes météorologiques extrêmes : canicules, inondations, ouragans, etc.

Les déchets générés par l’activité humaine polluent les écosystèmes. C’est pourquoi il est nécessaire de limiter leur production et de les recycler ou de les valoriser pour qu’ils produisent à leur tour de l’électricité ou encore de la chaleur.

Les systèmes traditionnels de production d’énergie prélèvent une quantité considérable de ressources naturelles (pétrole, charbon, eau…) à un rythme trop élevé pour que celles-ci puissent se renouveler. Ils rejettent également des polluants (CO2, particules fines, méthane, déchets nucléaires) qui appauvrissent et dégradent l’environnement. La transition écologique suppose donc la transformation de nos modes de production et de consommation en favorisant notamment les énergies renouvelables et les circuits courts.

Ces polluants ont de plus un effet nocif sur la santé. On note par exemple une augmentation des problèmes respiratoires du fait de la pollution de l’air. Les plus vulnérables : bébés, enfants, personnes âgées, sont les plus touchés. D’où la nécessité de restreindre les agents polluants et d’accompagner cette réduction d’un soin particulier aux végétaux (replanter des arbres notamment) qui aident à canaliser cette pollution atmosphérique.

La transition énergétique est une partie de la transition écologique consistant à privilégier les énergies renouvelables, diminuer le gaspillage et lutter contre la précarité énergétique en améliorant l’efficacité énergétique des logements.

En somme, la transition écologique conduit à favoriser un nouveau modèle de développement : la « croissance verte » reposant sur les énergies renouvelables. Leur impact écologique est positif et cela permet de répondre à la fois au problème de la raréfaction des ressources et à celui du ralentissement de l’économie qui en découle, en créant des emplois dans de nouvelles branches.